• Les refuges de pierre de Jean M. Auel

     

    Les refuges de pierre de Jean M. Auel

     

    Quatrième de couverture:

     Le long périple d'Ayla et Jondalar touche à son terme. Après un voyage épique à travers l'Europe, les deux héros des "enfants de la terre" arrivent à l'emplacement de la Neuvième caverne, un camp de l'âge de pierre situé dans ce qu'on appellera de nombreux millénaires plus tard  le Périgord. C'est là que Jondalar retrouve la tribu qui l'a vu naître et se réjouit de son retour.

      L'accueil fait à l'étrangère qui l'accompagne est plus mitigé. Cette femme parle avec un accent curieux et, surtout, est suivie par un loup et deux chevaux sur lesquels elle exerce un pouvoir troublant. Mais, si la rescapée du Clan étonne les Zelandonii, ceux-là la surprennent tout autant par leur façon de vivre dans leurs confortables abris-sous-roche et par la splendeur des peintures dont ils ornent leurs grottes.

    Résumé: 

      Un cri, "Jondalar!" concluait le tome précédent. On débute avec la suite immédiate: la petite soeur de Jondalar, Folara, l'accueille avec fougue malgré l'effroi provoqué par les compagnons à 4 pattes du couple. Alors que Jondalar retrouve immédiatement sa place auprès des siens, l'intégration de sa compagne au sein des Zelandonii est plus difficile. La famille de Jondalar l'accueille à bras ouvert, ainsi que leurs amis proches et la doniate. Mais d'autres membres de la caverne ne l'entendent pas ainsi, que ce soit l'ancienne promise de Jondalar ou le fournisseur officiel de barma (sorte de bière ancestrale si j'ai bien compris) que la franchise et l'ouverture d'esprit d'Ayla rebutent. Sans oublier les grandes connaissances d'Ayla qui ne peuvent pas être compatibles avec son éducation au sein du Clan selon les coutumes des Zelandonii : Ayla va imposer à tous de remettre en question ce qui paraissait acquis.

     

     

    Mon avis: 

      Commençons par le négatif: comme dans le précédent, ce tome est plein de redites et de rappels des épisodes précédents de plus en plus lassants. Tout ce qui est de l'ordre de la documentation n'est plus drôle du tout. OK, on sait! De plus, vu qu'Ayla et Jondalar ont déjà rencontré nombre de peuples lors de leur Grand Voyage, la plupart des situations ont déjà été affrontées dans d'autres cavernes. Et c'est bien dommage.

      Car j'avoue que l'histoire de l'intégration d'Ayla au sein de sa nouvelle caverne et de son nouveau peuple était LE moment que j'attendais. Malgré mes objections précédentes, je n'ai pas été déçue. Les zelandonii sont partagés entre fascination, intérêt pour les nouveautés techniques et rejet complet de la culture du Clan transmise par Ayla. Ce qui est passionnant dans cette histoire ce n'est finalement plus le point de vue préhistorique, mais plutôt le principe du regard de l'autre et de son acceptation au sein de la communauté. On pourrait aisément transposer la situation à toutes les époques de l'histoire. Et pour une fois, tout le monde ne cède pas au charisme des protagonistes. Les irréductibles, insensibles à la voie de la raison, car la raison dessert leurs intérêts sont légion. Entre toutes les luttes de pouvoir qui agitent doucement la communauté des Zelandonii, (que ce soit le pouvoir politique de Joharran, frère de Jondalar et chef de la 9e caverne, pouvoir religieux au sein de la Zelandonia ou rang social dans la caverne) Ayla et Jondalar ne sont finalement que des pions qu'on soutient ou rejette en fonction d'intérêts propres. La partie la plus émouvante à mon goût est la cérémonie du mariage de Joplaya et Echozar, menacé par des gens qui ne sont en rien concernés par la situation, juste par rejet d'une situation qui ne leur convient pas. Pour eux, un tel mariage est contre nature. Bizarrement, ça fait écho à des situations tellement actuelles...

      En conclusion, l'attachement qui me lie à Ayla, Jondalar, Loup et les chevaux fait que je passe aisément sur tous les défauts cités plus haut. Toutes les redites ont plus leur place dans ce tome-là qui rend de nombreuses pages des romans précédents inutiles. Et donc ce tome-là est mon préféré de la saga.

    Challenges: "La guerre du feu" par Parthénia 

    Ce billet est ma sixième participation au challenge de Parthénia et rentre dans le cadre d'une lecture commune pour ce même challenge.

     

    Mythologie du monde

    Ce billet est ma sixième participation au challenge de Myrtille intitulé "Mythologies du monde" vu qu'il aborde les possibles mythologies de nos ancêtres ainsi que les différentes constructions de mythes.

     

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  • Commentaires

    1
    Mercredi 5 Février 2014 à 08:54

    Je t'envie d'arriver à faire abstraction de tous les défauts de ce livre !!

    C'est dommage qu'Auel ne creuse pas davantage du côté des adversaires du couple, car ceux-ci sont finalement assez rapidement neutralisés... Idem pour la passé d'Ayla au sein du Clan : alors que l'auteure avait fortement appuyé sur les préjugés des Zelandonii durant plusieurs tomes, insistant sur le fait qu'ils étaient fortement ancrés dans leur mentalité, leur ouverture d'esprit immédiate m'a paru totalement incohérente et sans finesse...

    Tant pis, il y avait pourtant du potentiel... mon préféré restera à jamais le tome 1 ! j'ai toujours le même plaisir à le relire... mais bon, peut-être le tome 6, que je n'ai encore jamais lu, me réconciliera avec toute la saga...

    merci pour ce billet en contre-pied avec le mien, c'est toujours intéressant de lire des avis différents...

    bisous ma chère Koe !

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    2
    Mercredi 5 Février 2014 à 12:27

    Arf! Je ne veux pas te donner d'idées préconçues, mais le dernier tome...

    C'est vrai que je suis très forte pour ne garder que les parties qui me plaisent et zapper le reste!

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